I'm coming for the umgossi.../I'm coming for.../Laféladi

Un quatuor/un duo/ au théâtre et dans la rue
QUI SOMMES NOUS QUAND NOUS SOMMES SEULS ET DE QUOI AVONS NOUS L'AIR QUAND NOUS NE SOMMES PAS NOUS MEMES ?
Deux femmes, deux hommes. Deux couples. Combien de masques au total ? Combien de personnalités factices, imposées ou désirées, choisies ou subies ? Combien de fois doit-on se conformer? Combien de conduites dictées par la loi implicite du groupe social, par la crainte d'y perdre sa place ? Ou pire, par l'habitude ?
« I'm coming for the Umgosi » est une expression Sud Africaine qui s'emploie couramment et qu'on pourrait traduire par « Je viens pour le ladi lafé » .
Se tenir informé des faits et gestes des membres de la communauté, de leur mésaventures et de leurs bonnes fortunes, les commenter, les colporter, les étiqueter afin de les enregistrer dans la mémoire du groupe, parmi tous les faits et gestes des ancêtres et écrire ainsi « la petite histoire »... Voici une pratique très ancienne et très internationale. « I'm coming for the Umgosi » s'empare de l'histoire banale de deux familles voisines et entremêlant étroitement danses contemporaines et danses traditionnelles, questionne les rôles traditionnels hommes/femmes, les rapports entre tradition et modernité.
Le travail de Florence Latappy prend sa source dans la tradition réunionnaise, dans le Maloya. Elle observe les transformations de la société et livre ici le fruit de ses observations. Est-ce que la vie des gens change vraiment, de manière intime ? Si oui, comment ? Florence a choisi d'ouvrir son propos en s'entourant d'artistes venus du Mozambique (Katia Manjate, danseuse et chorégraphe), d'Afrique du Sud (Kagiso Mabe, issu de Soweto) ainsi que... des Avirons (Didier Filo, spécialiste de la culture urbaine et du Hip Hop). Tous quatre, dansant, jubilant du plaisir de leur danse, nous démontrent avec brio (s'il en est encore une fois besoin) que les différences flagrantes qui semblent nous opposer les uns aux autres ne sont que poudre aux yeux. La vraie différence se situerait plutôt entre nous mêmes et nous mêmes, selon que nous sommes sous ou hors le regard des autres.
I'm coming for the Umgossi illustre bien le travail en série de la Cie dont les pièces sont reprises et adaptées selon les lieux de représentation (souvent inattendus, comme un supermarché ou un jardin public), les interprètes mais aussi les envies et l'expérience des artistes impliqués. Les pièces conservent cependant leur ambiance mais peuvent développer certains aspects de façon plus approfondies selon les versions en mettant en avant des facettes variées des matériaux explorés.
I'm coming for the Umgossi... est retraillé sous forme de duo réunionnais, devenant I'm coming for, avec des éléments recueillis lors d'échanges avec des jeunes sur les rapports hommes femmes grâce à un partenariat avec l'Association Femmes Solid'air, qui aide les personnes victimes de violences conjugales sur l'île.
L'adaptation pour les lieux non conventionnels, intituléé Ladilafé, permet aux artistes d'aller plus loin et d'accentuer un ton et une identité qui rappellent les films muets de Chaplin ou Buster Keaton, avec des personnages à la fois grotesques et tendres, faussement naïfs et maladroits.

Distribution

Direction artistique Florence Latappy, avec quatuor Katia Manjate, Kagiso Mabe, Florence Latappy, Didier Filo, Musique Bruno Gaba et Gérald Verdi, Nawal, Costumes Céline Perret

Photos

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